[Test] Bionic Commando

[Test] Bionic Commando

A l’heure où tout le monde se bat pour savoir qui d’Alex Mercer (Prototype) ou de Cole (inFAMOUS) est le meilleur, Nathan Spencer et son bras bionique nous offrent un bon bol d’air frais, loin des GTA-like saupoudrés de super pouvoirs. Dans Bionic Commando, pas question d’appuyer sur un bouton et d’attendre que tout se fasse. Spencer est fort, mais toute sa force résidant dans son bras gauche, il vous faudra apprendre à maîtriser ce dernier si vous voulez pouvoir évoluer correctement dans les niveaux qui vous sont proposés.

Du fait, Bionic Commando n’est pas évident à prendre en main, et le minuscule tutorial proposé au début du jeu ne suffit pas à surmonter toute la complexité d’utilisation du grappin. Il faut donc apprendre sur le tas, non seulement à se battre, mais également à se déplacer. Car Bionic Commando ne se joue pas à la manière d’un TPS classique. Dans ce jeu, pas question de rester collé au sol, il s’agit de prendre son envol et de se servir des endroits agrippables (quasiment tous les immeubles et objets) pour avancer au mieux, afin d’esquiver les zones radioactives et l’eau, toutes deux mortelles. De même, les combats vous demanderont de l’agilité dans l’utilisation du bras bionique, que ce soit pour attaquer ou même fuir temporairement en cas de danger. Spencer dispose d’ailleurs d’une belle palette de techniques qui ne sont pas toutes disponibles immédiatement, et viennent enrichir le gameplay assez régulièrement.

Cependant, cet aspect « technique » (que personnellement j’adore, c’est mon petit côté maso qui ressort !) est à double tranchant : s’il offre des possibilités et une originalité importantes par rapport aux autres jeux « du style », il augmente également grandement la difficulté. Il est en effet très courant de mourir noyé ou irradié parce que le grappin a lâché, qu’on a mal calculé la distance, ou tout simplement loupé son saut. Sachant que les défis effectués (sortes de trophées/succès internes au jeu, qui vont du simple « tuez 10 ennemis » au plus complexe « abattez-en 2 à 120m avec une arme imposée ») et les objets récupérés ne sont enregistrés qu’une fois un checkpoint atteint, de telles erreurs sont d’autant plus énervantes qu’elles forcent à tout recommencer. Les moins persévérants auront donc vite fait de lâcher le jeu, ou du moins d’abandonner l’idée d’obtenir le trophée platine, pourtant totalement accessible !

Outre cette difficulté qui ravira les blasés des jeux trop accessibles et fera fuir les moins téméraires, Bionic Commando souffre également d’une réalisation inégale. Graphiquement, le jeu est loin d’être une tuerie, et globalement, les environnements visités se renouvellent peu, car on en change peu souvent. D’un point de vue mise en scène, le tout est également assez assez plat, la faute à un scénario très moyen. Vous aurez cependant l’excellente surprise (en tout cas, pour ma part, j’ai adoré =D) de jouer des passages absolument terribles, et qui offrent temporairement de nouvelles possibilités de gameplay des plus agréables. Je ne vous dirai bien sûr pas lesquels, histoire de ne pas spoiler ^^ Notons également que les musiques ont été particulièrement soignées, et j’irai même jusqu’à dire que certaines déchirent :p.

Face à tous ses défauts et à sa difficulté, il est donc clair que Bionic Commando n’est pas à mettre entre toutes les mains. Si vous souhaitez tenter l’expérience, sachez néanmoins qu’il est trouvable à petit prix sur les sites de vente UK =) En tout cas pour ma part, Bionic Commando est mon coup de cœur du moment !

Bionic_Commando_Screen

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